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CEV : Quand Paolo fait revivre la mémoire de Marco Simoncelli

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Rencontre avec Paolo Simoncelli sur le circuit de Catalunya, dans le cadre de l’épreuve du FIM CEV Repsol du 10 au 12 juin 2016.
Il y a des équipes sportives motocyclistes qui marquent plus les esprits que d’autres.
Au sein du championnat Espagnol de vitesse, cette dernière est certainement la Squadra Corse SIC58.
Haute en couleur comme en témoigne sa semi- remorque aux couleurs et à l’effigie du regretté Marco, mais surtout par la raison d’être de son Team Manager Paolo Simoncelli.
Interview réalisée par Jean 2Mata

Cybermotard  : Depuis quand existe la SIC58 Squadra Corse et où êtes-vous situé ?

Paolo Simoncelli : La Squadra a été créée en 2013. Après le décès de Marco le 23 octobre 2011 Il y avait un tel vide en moi que j’avais perdu ma raison de vivre et tous les amis dont Fausto Gresini m’ont mis en tête de créer un Team Moto pour m’occuper l’esprit. Nous sommes situés à Riccione en territoire Romagnolo, province de Rimini tout près de Cattolica où est né Marco.

Cybermotard  : Pourquoi vous êtes-vous lancé dans cette aventure ?
Paolo Simoncelli : j’ai eu envie de créer un Team très spécial qui donnerait la chance à de jeunes enfants de vivre leur passion en finançant totalement leur saison. Les Sponsors de Marco ont immédiatement donné leur accord pour continuer à nous attribuer le budget nécessaire.

Cybermotard  : Pouvez-vous nous dire quel est le budget pour couvrir la saison du Team.
Paolo Simoncelli : Notre budget s’élève à 1 200 000 €, pour les 6 motos engagées dans notre championnat national ainsi qu’en CEV. Cela comprend l’achat des motos ainsi que les frais annexes, transport, douane, hospitality, personnel et pièces de rechange. Notre prévisionnel pour 2017 sera beaucoup plus conséquent et nous l’estimons à 1 800 000 € car nos déplacements seront plus lointain et les motos beaucoup plus chère mais nous pouvons compter sur tous nos partenaires pour que l’aventure se poursuive.

Cybermotard  : Vous êtes aujourd’hui 12 et 13 juin 2016 en FIM CEV REPSOL Moto3 avec deux pilotes mais par où avez-vous commencé ?
Paolo Simoncelli : En 2013 nous avons engagé deux pilotes de 13 ans en 125 2T au sein du CIV avec Mattia Casadei et Kevin Sabatucci. En 2014 nous avons ajouté deux Moto3. Aujourd’hui notre équipe est composé de 15 personnes répartis entre le CIV et le Championnat du Monde Junior au sein du FIM CEV REPSOL avec comme pilote Tony Arbolino #44 ( 2e à droite) et Yari Mortella #55.

Cybermotard:Pourquoi êtes-vous venu dans ce championnat ?
Paolo Simoncelli : Notre objectif étant d’aller en 2017 en GP avec un pilote expérimenté du mondial afin d’être aux avant-postes et un pilote de l’équipe actuelle. Nous sommes donc venus en Espagne cette année car je pense que s’est un championnat très relevé et les 5 premiers auront leurs places dans le mondial.

Cybermotard:Comment envisagez-vous la saison 2017 mis à part votre futur engagement en GP ?
Paolo Simoncelli : je compte garder une équipe en CEV avec 2 motos. Pour ce qui est du championnat Italien nous perpétuerons notre appui et notre engagement avec uniquement des 125 pour permettre à de jeune pilote de découvrir la compétition comme nous l’avons fait jusqu’à présent en espérant que la fédération Italienne prenne un peu plus en compte les besoins des jeunes en devenir.

Cybermotard :Indépendamment de la compétition moto parlez-nous de la fondation Marco Simoncelli.
Paolo Simoncelli : Effectivement j’ai deux activités, celle de patron d’une équipe de compétition et celle de garant de la Fondation. Depuis sa création après le décès de mon fils Marco, la générosité des gens nous a permis de récolter 2 400 000 €. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous tromper sur l’utilisation de cet argent car nous n’avons pas le droit de décevoir les donateurs. Nous avons déjà commencé notre projet de construction d’un centre pour enfants Handicapés et cela nous tiens vraiment à coeur. Si c’était a refaire, même en connaissant la fin l’histoire on recommencerait, car Marco a été si heureux le peu de temps qu’il a vécu. Mon épouse dit, que ce qui doit arriver arrive, s’il avait été maçon, il serait mort ce jour là sur le chantier.


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