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Lucas Meunier, roule sur circuit : la route c’est trop dangereux !

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Nous avons rencontré Hugues Meunier le 5 mai dernier, à l’occasion de la 2e étape 2018 du Promosport 500. Hugues n’était pas seul, il y avait les amis autour, tous ceux qui aident dans une équipe : cuistot, mécano, etc. Il y avait aussi le fils ainé Léo, qui a également couru il y a quelques années. Et ensuite Lucas, le dernier, tout juste18 ans. C’est Hugues qui a mis ses fils sur les circuits. En effet, étant motard lui-même depuis longtemps, l’envie de monter sur une moto est forcément venue aux deux gamins à force de voir le papa sur ses machines. « Les chiens ne font pas des chats » comme il dit.

Mais Hugues, qui connaissait les dangers de la route a préféré les orienter vers la piste « Quand ils m’ont parlé de rouler à moto, j’étais mal placé pour dire non. Alors comme je connaissais le tempérament de mes enfants, j’ai dit d’accord, mais pas sur la route ». C’était donc parti, d’abord en 125. Et comme c’était toujours non à l’âge du permis moto (ils ne l’ont toujours pas aujourd’hui) ils ont donc continué en 500, mais toujours sur la piste jugée plus sûre. Un bon choix certainement dans le cas de Lucas. Nous à Cybermotard on l’avait déjà remarqué ce pilote.

Le principal sponsor de Lucas Meunier : son père Hugues

Le principal sponsor de Lucas Meunier : son père Hugues

Le budget ! Le mot est lâché. Parlez avec un pilote et immanquablement au bout de 10 mn (ou moins) il va vous en parler du budget. Des sous, de la caillasse, de la flèche, du flouze, du grisbi, de la monnaie … Nous, curieux, on a demandé à Hugues de nous dire comment Lucas peut mener de front les courses sur circuit et les études. « Il a quelques sponsors qui l’aident un peu. Cottard pour les pièces (ha celui-là, il faudra que je fasse un sujet un jour, en Promosport son nom revient sans arrêt dans les conversations, et il est souvent accolé au mot passion), "quelques artisans de la région de Gournay en Bray où je vis, puis son club aussi le Moto-Sport 76" (forcément on est en Normandie).

Bon moi, j’ai sorti la calculette, et le compte n’y était pas. Je les piste depuis un moment ces promo-boys, et je sais bien maintenant que même en 500, catégorie peu coûteuse s’il en est, une saison ça coûte un peu quand même, et que ce n’est pas avec des pièces remisées et une licence offerte qu’on va y arriver. On ne fera pas croire ça à un limier de Cybermotard. Alors j’ai insisté, je l’ai même menacé de torture et … il a fini par cracher le morceau le Hugues. « Bah c’est quand même surtout moi qui finance le plus gros de la saison » Ah, ah, nous y voilà. Une fortune personnelle ? Un deal d’herbe qui rend heureux ? Un salaire mirobolant offert par Danone, son employeur ? Ou bien c’est son ex-épouse, la maman de Lucas, infirmière de son état qui finance tout ça ? On sait bien que c’est une des professions les mieux rémunérées de France, donc on a trouvé ? Et bien non, même pas.

Car Hugues a une botte secrète qu’il a accepté de dévoiler en exclusivité pour Cybermotard « Tous les ans j’organise un repas pour le lancement de la saison. Depuis le temps on est un peu connus autour de chez nous, et les gens apprécient. On parvient maintenant à réunir jusqu’à 200 personnes à peu près. C’est du boulot bien entendu, mais on arrive à récolter bon an, mal an environ xxxx Euros . Et c’est vrai que ça aide bien ». Bon bah, voilà, vous savez tout maintenant.

Un style de pilotage caractéristique

Un style de pilotage caractéristique

C’est vrai qu’avec sa position caractéristique sur sa moto, on le reconnaît de loin. Mais avouons que si on se souvenait de lui, c’était d’abord parce qu’on l’avait photographié dans le bac à graviers de Carole en 2017. Alors une victoire et quelques podiums mais au final, jamais une saison complète. Donc il restait dans les 10 au classement général.

Alors, après sa 2e place en course à Lédenon début 2018, on lui avait demandé si il comptait persévérer cette saison. « Pas sûr en fait, ça va surtout dépendre du résultat des premières courses, si ça marche bien ou pas. Car je suis des études de diététique à Lille et j’en ai encore pour 2 ans. J’ai même un projet de nutrition que je compte proposer aux pilotes par la suite. Mais forcement, pour le moment, ça coince encore un peu au niveau du budget ».

Lucas est un pilote fougueux qui part sur les chapeaux de roues

Lucas est un pilote fougueux qui part sur les chapeaux de roues

Lucas est un pilote fougueux, ça on le sait, oui mais pour le reste alors ? Les résultats, les victoires et la vie facile qui va avec ? C’est-il finalement un peu assagi cette année, pour atteindre tout ça ? A vrai dire, après Carole on en doute encore un peu. Pour preuve, après une pole position aux essais qualificatifs, un bon départ et 4 tours en tête, on y a d’abord cru. Même après quand, il est passé 2ème. D’ailleurs, il nous dira après la course « j’assurais, ma stratégie c’était de le suivre et d’attaquer à la fin ». Bon d’accord, sauf qu’au 6e tour, c’est le retour des vieux démons et Lucas tâte du bitume. Sans mal heureusement, il repart 10e et finit 3e. On se disait alors que ce n’était que partie remise et qu’en deuxième manche on allait l’avoir ce combat Trueb-Meunier.

Caramba ! Encore raté !

Caramba ! Encore raté !

Caramba ! Encore raté ! Nouveau départ sur les chapeaux de roue, nouvelle sortie de route, sans chute cette fois, puis une remontée et la 2e place à l’arrivée. Nous n’étions pas les seuls déçus, il fallait voir son frère faire des bonds au panneautage pendant la course.

Et son père qui fulminait « Il ne peut pas attendre un peu quand même ! Il est trop pressé ! ». Bon à l’arrivée, autour du podium ça souriait quand même bien. Lui reconnait « j’ai fait une erreur en 1ère manche, trop d’angle, le repose pied s’est planté dans le sol et la roue avant s’est délestée ». Mais pour la seconde en revanche il relativise. « Au freinage, j’ai eu un problème avec les vitesses pour rétrograder, c’est pour ça que j’ai été un peu long ».

Ouais, la boite. Bon on veut bien. Mais il va falloir essayer de régler un peu tout ça. Car même si il est maintenant deuxième au classement après Lédenon et Carole, Samuel Trueb le premier a déjà 37 points d’avance, il s’est donc déjà assuré d’un très sérieux joker pour la couronne finale. Il reste 6 week-ends, soit 12 courses, pour tenter de remonter. Pas simple mais jouable, et si on n’y croyait pas on resterait à la maison. Et puis la prochaine course c’est Croix-en-Ternois, là où Lucas a connu sa première (et seule) victoire. Alors une autre ? Ce sera le suspense à suivre en 500. Allez Lucas, on la veut , nous cette bagarre. C’est vrai quoi, ça ne va quand même pas mal tourner comme en MOTOGP où c’est toujours le même qui gagne (même quand il perd, voir aussi « c’est quoi ce bordel 2 »).

Bon allez, moins d’un mois à attendre. Rendez-vous début juin dans le Pas-de-Calais avec les « gladiateurs de la 500 Cup »


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